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L’envie de manifester et les réseaux sociaux ; focus sur l’utilisation des réseaux sociaux en temps de soulèvement social

Nous avons constaté, un peu partout, que ce soit en Europe ou encore au Moyen Orient, une montée des contestations et manifestations. Ces derniers revendiquent les défaillances de leurs systèmes, la corruption ou encore une qualité de vie déplorable. Cette fougue pousse tous les médias à se mobiliser et à donner leurs visions, qu’elle soit biaisée ou non. Les médias qui font le plus parler, aux sujets des jeunes d’aujourd’hui, sont les réseaux sociaux.

Mais que regarde les jeunes?

D’après France Info: “Les jeunes sont la tranche d’âge qui déclare consommer le plus de vidéos d’actualité en ligne : près de trois sur quatre (73 %) des 18–24 ans disent avoir regardé une vidéo d’information courte chaque semaine en 2024.” sur des plateformes du type Instagram, Facebook, Tiktok, YouTube… Il faut préciser que cette étude découle d’un sondage auprès de jeunes français, mais elle peut-être un point de référence pour des pays dit “développés”, tel que le Canada, où une grande majorité des jeunes ont accès à un portable et donc par extension aux réseaux sociaux.

La chose primordiale qui change entre les réseaux sociaux et les médias traditionnels, comme les journaux, les chaînes de télévisions, les radios, etc… c’est l’algorithme, qui “currate” les infos pour l’utilisateur. Nous sortons d’un mode d’information où les jeunes doivent rechercher les actualités. Aujourd’hui elles leur sont directement imposées par les algorithmes.

Côté positif des médias sociaux dans les manifestations: la transmission des injustices et la coopération inter sociale.

Ces plateformes permettent de transmettre des infos sur le soulèvement. Elle porte généralement sur un sujet qui touche directement la population et aide à trouver des camarades d’infortune.

L’information passe beaucoup plus rapidement avec ces nouvelles technologies qu’avec les autres médias.

Prenons pour exemple le printemps Arabe de 2010 : grâce aux réseaux sociaux la jeunesse tunisienne s’est soulevée contre un régime répressif. Le message a, grâce à plusieurs canaux comme Facebook, pu être transmis au-delà des frontières, atteignant l’Égypte, l’Algérie, la Libye et bien plus encore. Cela a permis aux autres individus vivant sous des conditions semblables de s’organiser et de se soulever face au régime en place.

Enfin prenons plus récemment l’Europe, après l’Albanie et la France, d’autres pays se soulèvent contre plusieurs thématiques (qualité de l’éducation, montée de l’extrême droite, coût de la vie trop élevé…). Nous pouvons voir, actuellement, des pays comme l’Allemagne ou l’Italie qui s’insurgent pour des raisons semblables.

La coopération chez la majorité des jeunes et la rapidité de manœuvre, grâce aux réseaux sociaux, est folle. Elle permet même à des personnes avec des vies, des statuts et des âges complètement différents de se retrouver autour d’un même sujet. Les réseaux sociaux n’ont pas de frontières, d’âges ou de sexe, ils permettent donc d’accélérer le processus d’écoute populaire.

L’hégémonie de la violence lancée partiellement par les réseaux sociaux

Après un certain temps, les mouvements sociaux ont tendance à devenir de plus en plus violents.

Pourquoi est-ce que les réseaux sociaux sont souvent montrés du doigt comme partiellement responsable de ce déchainement?

Ils ne sont pas réellement à la base des violences lors des manifestations, ce sont avant tout les échanges qui se font sur ces plateformes qui peuvent prédire cette violence, comme a pu le démontrer radio canada dans “La nature des échanges sur les médias sociaux prédit la violence d’une manifestation”.

De plus, les mouvements tendent à être plus violents au fil du temps, avec la tension et l’arrivée des “casseurs", comme nous le voyons par exemple en France.

Les réseaux sont souvent considérés comme boucs émissaires, car avec une mauvaise utilisation ils permettent à des utilisateurs malveillants d’inciter d’autres usagers à se joindre à cette violence.

Est-ce que ces réseaux accentuent le problème?

D’une certaine manière, oui, les informations que se transmettent les détracteurs passent souvent par les réseaux sociaux type Snapchat, Instagram, Signal… car la plupart de ces plateformes permettent d’avoir une messagerie instantanée qui ne peut pas être tracée.

De plus les informations transmises peuvent aussi tendre le contexte en montrant seulement les violences commises lors des manifestations, et créer, comme avec les médias traditionnels, une perte de sens et une non-compréhension des revendications primaires, à cause de l’émotion que le visionnage de ces incivilités peut créer chez la personne qui s’informe ou qui se fait involontairement informer.

Parallèlement il faut noter qu’il a été prouvé que les manifestations ont deux fois plus de chances d’être efficaces si elles sont pacifiques. D’après Erica Chenoweth et Maria J. Stephan dans leur ouvrage Why Civil Resistance Works. The strategic logic of nonviolent conflict, Columbia University Press, 2011, 53% des rebellions non violentes marchent contre 28% des rebellions armées.

La violence accentue donc le mécontentement et ne permet pas réellement de trouver des solutions.

Conclusion: l’intérêt communs et les choses sus mais pas faites

Nous pouvons donc en déduire qu’il faut faire attention à ce que nous regardons, posons-nous les bonnes questions, ne nous laissons pas avoir par nos émotions et essayons de chercher nos informations sous des sources neutres. Aujourd’hui il est très, voire trop, simple de manipuler la population grâce aux médias.

Cela semble être une évidence mais les statistiques nous montrent que très peu de jeûne sont informés avec neutralité, à cause notamment, de la variété immense des sources. Cet article ne cherche surtout pas à vous dissuader de vous révolter mais cherche justement à vous sensibiliser en déclenchant une sonnette d’alarme : le monde est en changement continuel et cela s’accélère avec les innovations d’aujourd’hui, donc il faut faire d’autant plus attention au messages que vous consommer et produisez pour éviter à tout prix de tomber dans le panneau.

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